« Si vous n’avez pas les éoliennes, vous aurez les câbles haute tension  » #Témoignage

Témoignage de Cécile Fouquart, agricultrice dans L’Aisne.

Je tenais à témoigner aujourd’hui car il est temps de lever cette loi du silence qui pèse sur l’industrie éolienne. Dans les médias, on en parle comme de jolies girouettes écologiques posées délicatement sur le paysage. Mais la réalité est bien plus sombre, et les gens doivent savoir quels dangers guettent leurs habitations : ces aérogénérateurs électriques vont pousser partout, et partout, il faudra les raccorder par des lignes à haute tension. De cela, personne ne parle, et pourtant moi je le vis.

Je m’appelle Cécile Fouquart. Je suis agricultrice et j’ai 85 ans. Je suis encore en activité.

Je vis dans le village de Housset, dans l’Aisne, depuis toujours. J’y ai vécu avec mes parents, j’y ai travaillé en GAEC avec mon frère qui est décédé à présent.

J’ai vécu tant de choses dans ce pays qui est le mien. Et j’espérais, pour mes vieux jours, m’installer dans la maison de mes aïeux. A cet endroit, il y a comme une communion avec la nature qui s’opère. Le silence vous entoure et vous réconforte. Les oedicmènes criards y gambadent, perchés sur leurs longues pattes, à la nuit tombée.

Tous ces petits bonheurs dont on a tant besoin à mon âge et qui vont être ravagés, détruits, balayés.

 Dans mon pays, l’Aisne, les éoliennes poussent comme des champignons. Au total, il va y en avoir 3000. Pour l’instant, il n’y en a pas dans mon proche voisinage. Alors, me direz-vous, de quoi dois-je me plaindre ? Pourtant la maison de mes aïeux est devenue inhabitable, invendable, mon petit paradis s’est transformé en enfer de 250 000 volts. Voici comment : nous sommes cernés par les parcs éoliens, et il est nécessaire de raccorder tous ces aérogénétateurs à des relais afin de faire circuler ensuite le courant. RTE réalise donc des tranchées, partout dans le pays, et fait passer, sans aucune étude sanitaire préalable, des câbles de haute tension dans le sol. Le long de ma maison, 90 000 volts, de l’autre côté de la route départementale ( à 10 mètres ) 140 000 volts. Tous ces câblages viennent s’ajouter aux 20 000 volts déjà installés au préalable.

Lorsqu’ils les ont installés, il y a 5 ans, les pommiers qui poussaient à proximité sont morts un à un. Les arbres qui bordent ma pâture ne vont pas tarder à les suivre dans la mort…

J’ai écrit à RTE. On m’a répondu que je ne «  craignais rien » : «  la valeur maximale ne sera atteinte que rarement et de manière ponctuelle », c’est ce qu’ils m’ont écrit pour me rassurer. Pourtant, on sait bien que rien n’arrête les ondes électromagnétiques. J’ai joint l’attestation d’un médecin chercheur qui stipule qu’il est désormais impossible de vivre en bonne santé dans un endroit aussi chargé en électricité. Mais rien n’y a fait. Ils ont réalisé leurs maudites tranchées, et je n’habiterai jamais la maison de mes aïeux.

Bientôt, ils vont aussi cerner la maison avec 11 éoliennes supplémentaires. Mon petit paradis est bien mort. Envolé. Mais vous qui lisez ces lignes, vous pouvez encore réagir et agir. Moi, j’ai 85 ans et je n’ai plus rien à perdre. Alors je me bats parce que j’aime mon pays, et j’aime ma terre. Ne laissez pas l’argent et les promoteurs détruire notre patrimoine. Réveillez-vous ! Demain, les oedicmènes criards auront disparu et on fera taire les gens malades. Comme dans tous les scandales sanitaires.

Partagez, les gens qui ne savent pas doivent connaître la vérité.

Témoignage recueilli par Sioux Berger