Parlan : 5 éoliennes de 185 m ! Réagissons…

Chers Adhérents , 

 

L’enquête publique sur le projet éolien de l’Algoux d’ABO WIND, qui prévoit d’implanter 5 éloiennes de 185 m de haut, a démarré le 29 mai. Il est indispensable que le Commissaire Enquêteur soit inondé d’avis négatifs sur le projet pour qu’il donne un avis défavorable. Si le parc de Parlan se fait, cela ouvrira une voie royale aux promoteurs qui reviendront à la charge sur Glénat et Siran notamment. N’oubliez pas que les éoliennes appellent les éoliennes.

 

Pour intervenir, le plus simple est de le faire par e-mail avant le 1er juillet 2019 sans oublier de préciser vos noms, prénoms et adresse ainsi que votre lien avec le territoire (résidant, touriste régulier,…). Vous trouverez à la fin de ce mail une liste d’arguments que vous pouvez reprendre.

 

L’adresse électronique pour envoyer votre courrier d’opposition est : 

 

pref-be@cantal.gouv .fr

 

Vous pouvez également intervenir en Mairie :

 

sur les registres papier en Mairie : 

indiquez vos noms et adresses,

(vous pouvez préparer votre écrit chez vous et le remettre au commissaire enquêteur

en mains propre, et le signifier sur le registre)

 

mairie de Parlan: du lundi au vendredi 8h30-12h30

mairie de St Saury: du mardi au vendredi: 8h30-12h30

par courrier  à:
 Mr le président de la commission d’enquête

Mairie de Parlan

15290 Parlan 

 

consulter le dossier complet et les observations déjà parvenues :

http://www.cantal.gouv.fr/ferme-eolienne-de-l-algoux-communes-de-parlan-et-a6014.html

 

consulter l’arrêté:
http://www.cantal.gouv.fr/IMG/pdf/1_arrete_2019_0483___19_avril_2019_ouverture_enquete.pdf

 

 

Arguments pour vos courriers :

 

  1. Information des populations :
  • Les populations concernées par le projet d’Algoux ont subi un manque d’information dans le montage du dossier, quand ce n’était pas la négation de leurs inquiétudes légitimes et de la désinformation ;
  • A ce jour, qu’il s’agisse d’ABO Wind, du Maire de Parlan et Président de la Communauté de Communes de la Châtaigneraie Cantalienne, les revendications des populations concernées, le sondage de la SEPR (Stop Eole Parlan Roumégoux) qui montrait qu’une majorité de la population était hostile à ce projet, ont été traités par le mépris.
  • Un habitant de Barries, sur la Commune de La Bastide du Haut Mont, nous indiquait, lors d’une réunion d’information organisée le 1er juin dernier contre le projet d’Algoux, que des hauts fonctionnaires parisiens lui avaient dit pour répondre  à ces inquiétudes « tu ne vas pas nous emmerder pour un projet éolien dans un territoire où il n’y a plus que quelques ploucs ».
  • La plupart des participants à cette réunion, ont jugé vexant ce qualificatif de « plouc ».

 

  1. Dans le domaine industriel  :
  • La rentabilité du dossier n’est pas avéré, hors obligation d’EDF de racheter prioritairement pendant plusieurs années les Mwh à un prix proche de 2 fois le prix du marché (voir la rentabilité du parc de La Luzette, à Saint Saury) ;
  • Le taux de charge réel des éoliennes dépasse à peine 20 %, sur la France, et, compte tenu de la faiblesse des vents locaux, il atteindrait seulement 17 % pour le parc de la Luzette, à Saint Saury ;  
  • Les gains en émissions de CO2 sont illusoires, car la production Française d’électricité est très majoritairement dé-carbonée ;
  • L’intermittence du vent oblige à maintenir en activité les installations de production d’énergie « contrôlables » (donc pas de fermeture de centrales nucléaires envisageables) ;
  • La localisation du parc de 5 éoliennes dans une région avec des vents faibles a conduit ABO Wind à en augmenter la taille au point d’atteindre une hauteur de 185 m en bout de pales ;
  • Le relief et les zones boisées provoquent une « rugosité » très supérieure à celle des plaines agricoles  de la Champagne et du Nord de la France, ce qui nécessite des mats de plus en plus haut.
  • Au terme des 20 ou 25 ans d’exploitation des éoliennes, ce ne sont pas les 50 000 € par éolienne provisionnés par le promoteur qui vont pouvoir financer un démantèlement partiel, puisque la majeure partie du béton des fondations (1 800 tonnes par éolienne) va rester dans le sol, pour un coût réel supérieur à 450 000 €.

 

  1. Les impacts sur le tourisme et la valeur des biens immobiliers :
  • La hauteur de ces éoliennes (185 m) vient fortement dénaturer et altérer les paysages typiques de la Châtaigneraie Cantalienne, et cela aura un impact sur la qualité de vie, qui reste un des atouts majeurs de la région ;
  • D’où un fort impact prévisible sur les revenus du tourisme, évalué à 6 800 000 € / an, et 69 pertes d’emplois (pour la seul département du Cantal) dans un rayon de 14 km autour des parcs éoliens construits et en projet (en 2014, l’activité touristique du Cantal, représentait 239 450 000 € et 2 500 emplois) ;
  • Et une perte de valeur des biens immobiliers de 30 à 40 % dans un rayon de 5 km autour de éoliennes ;

 

  1. Les impacts sur la santé des habitants :
  • Les problèmes de santé chez les riverains de parcs installés, liés au bruit, aux infrasons, au effets « stroboscopiques », aux éclats des signaux lumineux de nuit, … aux courant vagabonds, voire aussi, en Loire Atlantique l’apparition inexplicable, depuis l’implantation de parcs éoliens de plusieurs cas de cancers juvéniles dans la région de Sainte Pazanne.

 

  1. Les Impacts sur les animaux :
  • Toujours en Loire Atlantique, dans la région de Nozay, les problèmes de santé des bovins dans plusieurs élevages (malformations, mortalité excessivement importante (300 animaux en 6 ans chez un exploitant et 200 chez un autre), refus d’aller dans le robot de traite, …) ;
  •      Monsieur Serge Martinet, exposé directement aux éoliennes à la Font Belle sur la commune de Saint-Saury a déjà vu près de 30 vaches mourir dans les mêmes conditions qu’en Loire Atlantique et se plaint lui d’insomnie, de vertiges et de nausées.
  • Une atteinte à la biodiversité par la destructions de certains oiseaux et des chauves-souris.

 

  1. Les similitudes géologiques entre la Châtaigneraie Cantalienne et la Loire Altantique :
  • Avec le même promoteur éolien que celui du parc d’Algoux, ABO Wind, dans un environnement géologique identique à celui de la Châtaigneraie Cantalienne (roches granitiques et schistes, présence de Radon a concentration de catégorie 3 (100 à 400 Bq / m3),  eaux des sources dont la conductivité et le PH sont quasi identiques), les mêmes conséquences pour la santé des populations et des animaux sont fortement probables.

 

  1. Les dangers :
  • Dangers liés aux risques d’effondrement (la nacelle et le rotor d’une éolienne pèsent plus de 135 tonnes), d’incendie, de bris et de projections de segments de pales, de chute et de projection de glace, …., d’autant que le nombre de jours d’orages, d’impacts de foudre, de jours de gels, est l’un des plus élevés de France ;
  • Risques de pollution des sols et des sources en cas d’effondrement et d’incendie (plus de 900 litres de lubrifiants et de glycol dans la nacelle d’une éolienne), d’autant que le secteur d’Algoux – La Maison Neuve, est le « château d’eau » de la commune de Parlan (Ruisseaux du Sargalliol, des Fissahies, d’Algoux, du Quié, de Soulaque, et source d’alimentation en eaux potables dont celle qui alimente le bourg de Parlan).

 

  1. Conclusions :
  • Tous ces éléments provoquent une forte inquiétude des populations, qui craignent légitimement que ceux que vivent les habitants proches des parcs de Loire Atlantique, se reproduise dans la  Châtaigneraie Cantalienne.
  • Les populations concernées par ce projet ne peuvent accepter que seul le promoteur, ABO Wind, et les propriétaires des terrains d’implantation, s’enrichissent, alors que tous les autres riverains vont subir les nuisances de ces éoliennes et s’appauvrir très sensiblement.
  • D’autant que ce ne sont pas les quelques recettes fiscales perçues par les Collectivités Locales qui vont pouvoir compenser ces préjudices.